Témoignage de papas

Témoignages de parents

Le tout début

Tout a commencé avec le test de grossesse.
Quand j'ai vu le résultat, j'étais très heureux et j'planais à 15km.
Je me sentais déjà papa, c'était génial.

L'échographie

Le deuxième grand moment dont je me souviens, c'est l'échographie et la découverte d'avoir des jumelles.
Le médecin regardait l'écran et comptait : 1…. 2…. 3… non juste deux.
Ma femme Natacha ne comprenait pas "deux quoi ? _ deux bébés ".
Première réaction de ma femme : " oh merde ! ", alors que mois j'étais en plein délire, j'étais vraiment super content. Après cette nouvelle, viennent progressivement les questions du style : ce sont des vrais ou des faux, ce sera une fille et un garçon, deux filles ou deux garçons… bref j'attendais déjà la prochaine échographie.

La grossesse

Pour moi la grossesse est passée très vite car en même temps nous cherchions une maison et commencions ensuite les travaux.
Je ne suis pas d'un naturel inquiet, alors avec tout ça je n'ai pas le temps d'avoir des angoisses.
Je ne me posais pas particulièrement de questions et j'avais bien d'autres choses à penser.
A 7 mois, il y a eu risque d'accouchement prématuré et il fallait donc un service de néonatalogie.
Nous habitions Colombes mais avons dû aller à Argenteuil. En effet, avec le nouveau plan sanitaire, la priorité est de ne pas séparer la mère de ses enfants.
Résultats : plus de place à Colombes, ni Neuilly, ni Paris donc ce fût alors Argenteuil car il y restait des places (ou nous aurions pu aller à Bordeaux).
Arriver à Argenteuil, la sage femme pouvait presque toucher les cheveux de nos filles.
Comme à 7 mois les poumons ne sont pas encore matures, les médecins ont fait tout leur possible pour "retarder " l'accouchement.
Pendant une semaine, ils ont donné à nos filles de la cortisone afin que leurs poumons maturent plus vite (normalement à 7 mois et 1 semaine, les poumons sont matures).
Natacha était aussi sous médicament (antispasmodique). De mon côté je continuais à travailler et faisais sans cesse des aller-retour. Nous avons très bien été pris en charge.
Les médecins nous avaient tout expliqué, tout ce qui pouvait se passer y compris le pire…
Et comme c'est le pire que l'on retient le mieux, ce qui s'est passé ensuite était presque normal pour nous.

Le jour J

Nous étions donc arrivés le lundi, et quand la sage femme effectue son contrôle le lundi matin, le col était ouvert à 10 cm.
Natacha n'avait rien senti, elle ne sentait aucune contraction (pendant l'accouchement la sage femme s'est presque assise sur son ventre pour essayer de faire sentir les contractions… mais non).
On m'a donc appelé à 8h du matin (au boulot).
J'ai retrouvé Natacha qui m'attendait en salle. Nous ne savions pas très bien ce qu'était une salle d'accouchement, Natacha n'avait eu que deux cours de préparation à l'accouchement (dont le dernier le même jour de l'alerte).
La salle d'accouchement était la salle centrale, il y a avait tous les moniteurs (deux pour les battements cardiaques de nos deux filles et un pour Natacha et un pour les contractions).
Tous c'est passé très vite… D'emblée ils ont été les chercher avec les forceps : il faut aller très vite car il ne doit pas y avoir plus de 12 à 15 mn entre la sortie d'une des filles et celle de sa sœur. Le tout a duré une demi-heure.

La naissance

J'étais présent lors de l'accouchement, je m'étais mis à côté de Natacha car je ne voulais pas voir (encore moins avec les forceps).
Je n'aime déjà pas beaucoup les hôpitaux alors il ne faut pas tenter le diable.
La première à sortir fût Lou, elle était très petite, toute violette… je me suis senti mal et suis sorti, je n'ai donc pas vu la naissance de Nine.
Après cela, les médecins devaient encore faire quelques soins à Natacha (grattage à cause des antispasmodiques). Je suis donc resté auprès d'elle.
Quant aux filles, les médecins leur faisaient tous les examens habituels, leur ont posé les sondes et cathéters nécessaires.
Puis elles ont été mises en couveuses. Je n'ai pu les revoir que deux heures après, et ça se fut difficile (de devoir attendre).
Quand enfin je les ai vues, elles étaient vraiment toutes petites, maigrichonnes, Lou était la plus marquée… mais qu'importe, je les trouvais belles quant même.
Là encore, les médecins nous avaient tout bien expliqué : les appareils, leurs fonctionnements, l'évolution des filles, etc.
Pendant 1 mois, elles sont restées en couveuses. Nous allions les voir pour leur donner le biberon dans les bras. C'était très émouvant.
Les filles faisaient aussi des apnées, à ce moment cela sonnait dans tous les sens… c'était un peu la panique les premières fois.

Les suites

Natacha est restée encore une semaine à l'hôpital ce qui lui a laissé le temps de se reposer.
Un autre moment délicat fut de rentrer seuls à la maison, sans les petites.
Heureusement, j'avais des horaires de travail me permettant d'aller les voir tous les jours avec Natacha.
Quand les filles sont arrivées à la maison, nous avions eu le temps "de nous faire la main ".

Le congé maternité

Natacha a été arrêtée un an (accouchement prématuré + jumelles), c'est à dire qu'elle a repris le travail quand les filles avaient 9 mois.

Le mode de garde

Ma mère s'occupant d'une association d'aide à domicile, notre premier mode de garde fut la nourrice (qui avait un CAP petite enfance).
L'intérêt, c'était que les filles restaient à la maison et que pendant la sieste, elle nous faisait un peu de repassage, de ménage (discuté auparavant avec elle).
Le négatif c'était que cela nous revenait très cher : elle faisait 6h par jour et nous la payons avec les charges 6000F/mois. Plus tard, nous avons voulu inscrire les filles en crèche municipale (à 150m de chez nous) mais il n'y avait plus de places et surtout il y avait incompatibilité des horaires (fermait à 18h).
C'est là que nous avons été en crèche parentale : les horaires nous allaient, c'était moins cher que la nourrice et le concept nous plaisait beaucoup (le fait de pouvoir participer à la vie de la crèche).
Le négatif c'est que cela demande beaucoup de temps (surtout quand il y en a deux).
Les points positifs sont de pouvoir voir l'épanouissement des filles, que c'est très convivial et que cela favorise la socialisation.

Conseils de papa

Ce que j'aurais envie de dire aux papas, c'est de participer… ne pas hésiter à les changer, à leur donner le bain, à manger, comme ça la maman ne sera pas trop crevée et moi j'ai trouvé ça génial (de par mes horaires de travail, c'est moi qui faisais le relais avec la nourrice et je me suis donc beaucoup occupé des filles.

Les bonnes adresses

Une adresse pour les parents de jumeaux/jumelles qui nous a permis de rencontrer des gens dont des amis aujourd'hui, pour connaître tous les petits trucs des parents de jumeaux. Une chose est sûr, quand on a des jumeaux, il faut être hyper-organisé: " Jumeaux et plus "


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